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Serious Gaming

Compte-Rendu de réunion - 3 octobre 2006

mardi 31 octobre 2006, par Thomas Demachy

Merci à tous les présents d’être venus ! Pour la première réunion de la saison, nous étions une quinzaine au restaurant « Un jour à Paris … ». Comme nous étions trop peu nombreux, la salle ne nous était pas exclusivement réservée et il a fallu se rassembler autour des intervenants pour mieux les entendre, ce qui a encouragé le débat, centré sur le thème du « Serious Games ».

Introduction

Le serious game est un jeu dont l’objectif principal n’est pas le divertissement, mais peut être l’apprentissage, l’entrainement ou la communication. « Serious Game » est aujourd’hui un buzzword dans la communauté des développeurs. Mais le principe établissant qu’on utilise le jeu pour s’entrainer ou pour apprendre est présent chez nombre d’espèces animales : les jeux vidéo n’ont rien inventés, tout juste ont-ils apporté la représentation hyper réaliste à la simulation. Il ne faut pas non plus éliminer tout aspect ludique non plus, comme on le lit parfois. En fait, le serious game fait appel aux même techniques de design, aux mêmes technologies que le jeu classique, mais a vocation à avoir une utilité.

Intervenants

Sylvain Haudegond est ergonome indépendant et intervenant à SupInfoGame. Il y enseigne l’ergonomie et la psychologie des jeux vidéo. Il participe actuellement à la création d’un serious game : “les Bioz” qui propose d’apprendre à transformer peu à peu une ferme classique en ferme bio. Ce jeu est conçu et développé par la société lilloise OPO (Œil Pour Œil).

Olivier Lombart, spécialisé en communication et marketing est CEO de Net Division. Le premier métier de Net Division est la réalisation de sites web pour les institutions (ex : le portail de l’étudiant ) ou les grands groupes industriels. Depuis quelques années, Ils se sont aussi spécialiser dans les advergames, et plus récemment encore dans les business games avec la structure Red Division. Un exemple d’une de leurs productions, créées pour l’UDF et en faveur du ‘oui’ à la constitution européenne, est jouable en ligne.

Des jeux utiles

Pour Olivier Lombart [1] entre advergames et business games seule cette dernière catégorie est à ranger dans les serious games. Les advergames ne cherchent pas à éduquer ou modifier les comportements. Il prend l’exemple d’un business game développé pour le compte de l’Oréal, a destination des apprenties coiffeuses, Hair BE12. Devant son succès en interne, le jeu a été traduit en une dizaine de langues. L’accès au jeu est privé. Pour l’Oréal, la création d’un business game est moins rentable à cours terme qu’un site web classique, d’autant que pour ce jeu d’apprenties coiffeuses, les produits virtuels ne sont pas estampillés de la marque. En fait, ce jeu a deux objectifs : le premier est de montrer la réalité du métier de coiffeuse aux apprenties en usant un autre moyen que leur cours. Le second objectif est de pouvoir faire du profiling sur les joueuses, de connaitre leurs habitudes. C’est l’une des grandes forces du business game : la relation entre la marque et le joueur peut durer plusieurs dizaine de minutes, les comportements du joueur sont analysables… Et ils peuvent être modifiés au travers du jeu. Car c’est bien ce qui est le point commun des serious games …. « Agir » en s’amusant. « Agir » pouvant être apprendre, s’entrainer, se guérir [2], s’enrôler [3]

Jeu ou non-jeu ?

On le voit, la limite entre jeu divertissant, serious game et simulation non ludique est floue : cela nous renvoie à la définition même de ce qu’est un jeu : ce n’est pas uniquement un produit que l’on va chercher en magasin pour se divertir, c’est avant tout une expérience ludique. Selon Sid Meier, un jeu est une suite de choix intéressants « A series of interesting choices », intéressant dans le sens non-trivial. Cette répétition d’essai et d’erreur est capitale pour la construction du jeune enfant, et peut-être poursuivie par la suite. L’acquisition de compétence est du reste un effet collatéral du jeu : Un joueur apprend à planifier ses actions en s’amusant avec un RTS par exemple. Le serious game ne fait qu’inverser ce principe : le développement de la compétence devient la priorité.

Conclusion

Techniquement, ces jeux utilisent souvent des technologies présentes dans les navigateurs web ou facilement téléchargeable (Flash, Virtools, …). Toutefois, ce n’est pas exclusif, la définition des serious games n’est absolument lié par une plateforme, et l’on voit émerger des serious games sur console : c’est le cas du jeu à succès sur Nintendo DS, le Programme d’Entraînement Cérébral du Professeur Kawashima, qui est un serious game rendu plus divertissant par les défis proposés (courbe d’âge, etc.…) Ces jeux sur consoles familiarisent le public avec le serious game, mais surtout le rendent commercial, acheté par le joueur : c’est une tendance très récente, jusqu’à présent les jeux étaient gratuits, parfois avait-il un accès limité aux personnes à former.

Portfolio

Notes

[1] il édite par ailleurs le blog serious game.fr

[2] Re-Mission aide les jeunes cancéreux dans leur thérapie

[3] American Army

2 Messages de forum

  • Test des messages

    3 novembre 2006 17:57, par Thomas Demachy
    Vous pouvez ajouter des messages et meme faire des liens.
  • Serious Gaming

    28 novembre 2006 17:05, par Christophe
    Merci pour ce compte rendu

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